Témoignages

Impressions des parrains et marraines

20.03.2013

Un jour ordinaire à Katmandou

Michèle et Pierre-André HELLER – Mars 2013

7 h 30 : le téléphone sonne dans notre chambre d’hôtel. C’est Kalpana, l’une de nos anciennes que nous n’avons pas vue depuis 4 ou 5 ans. Elle était invitée, par l’intermédiaire de Soucy, à venir nous retrouver la veille au restaurant en compagnie d’une quinzaine d’autres « grandes » sorties du giron de NEL, mais n’était pas venue.

« Good morning, Mamou, I’m Kalpana. Je suis en bas à la réception ». Habillés prestement, nous descendons et c’est une superbe fille brune, élancée, vêtue d’un pantalon blanc et d’une tunique pailletée qui se jette dans nos bras. Des larmes brillent dans ses yeux et elle nous raconte sa vie. Elle a parfaitement réussi : elle est enseignante et continue avec succès ses études supérieures. Sa sœur est également dans l’association et son frère dans une école chrétienne. Nous quitter est bien difficile…

10 h : Nous partons pour Swayambu où nous devons aller voir la maman de Laxmi-Maya qui est maintenant professeur de taekwondo au Canada. Ne connaissant pas son adresse exacte, nous arrivons au pied du monastère avec une heure d’avance et là, en sortant du taxi, une vieille femme pauvrement vêtue m’accoste. Croyant qu’elle veut me vendre quelque chose, je dis : no, no ! Mais elle nous débite une longue phrase en népali dans laquelle nous reconnaissons les mots « Papa, Mamou », noms par lesquels toutes les filles de NEL nous appellent. C’est la maman de Laxmi-Maya ! Elle nous attend depuis des heures ! Mais le temps au Népal ne compte pas…

Sans Soucy pour nous servir d’interprète – elle ne doit arriver que dans une heure -, comment communiquer avec cette maman qui ne parle pas un mot d’anglais ? Ici les relations sont simples. Nous entrons dans la boutique d’un marchand de tissu et lui demandons s’il veut bien nous aider. Mais oui, avec plaisir ! Et une heure plus tard, après avoir bu le thé, nous savons tout de la vie de la maman …..et du marchand de tissu !

12 h 30 : Nous avons rendez-vous avec le propriétaire du nouveau foyer pour jeunes filles que NEL va ouvrir. Avec Daphné, notre présidente, et Mireille, la trésorière, nous signons le bail. Nos filles vont être heureuses ici dans ce quartier tibétain résidentiel aéré et avec un grand jardin. C’est grâce à Soucy que le propriétaire nous a donné la préférence.

14 h 30 : La maman de Laxmi-Maya veut absolument que nous allions chez elle. Le changement de décor est total : elle loge dans une petite pièce au 2e étage d’une maison traditionnelle en briques, comme il en reste très peu à Katmandou car on les détruit pour bâtir à la place des maisons sans charme en béton. Nous devons monter sous le toit par des échelles. Le sol est en terre, il n’y a qu’une pauvre ampoule au plafond, pas d’eau courante, pas de toilettes. Laxmi-Maya, qui subvient aux besoins de sa mère, ne sait pas que celle-ci a déménagé pour prendre ce logis très précaire et rudimentaire ; elle lui a même acheté une machine à laver complètement inutile ici ! Et tout cela pour coûter moins cher à sa fille !

17 h : Mes chaussures ayant rendu l’âme dans les rues caillouteuses de Katmandou, je les avais emmenées chez le cordonnier, il y a 3 jours. Promis, juré, elles seraient réparées ! Naturellement, au jour dit, rien n’est prêt et le cordonnier rigole dans la rue avec ses copains : « too busy !». Je n’en crois pas un mot, mais il faut accepter, les priorités au Népal ne sont pas les mêmes que chez nous. 18 h : Sur le chemin du retour, nous passons par une rue entièrement remplie de motos à l’arrêt. Les conducteurs fument patiemment ou discutent. Qu’attendent-ils depuis des heures ? De passer à la pompe à essence ! Cette nuit Yam, le mari de Soucy, est venu à 3 heures du matin et a attendu 2 heures pour quelques litres d’essence.

19 h : Nous rentrons épuisés à l’hôtel. Comme d’habitude, pas d’électricité ! Nous renonçons une fois de plus à envoyer nos mails. Pauvre Népal ! Depuis 20 ans que nous le fréquentons, nous ne voyons guère de progrès. Pourtant toutes nos filles travaillent avec ardeur et enthousiasme bien qu’elles connaissent parfaitement les difficultés qui les attendent. L’espoir est une belle vertu.

Le Parrainage

Une action engagée

Le parrainage est un contrat moral, un véritable engagement face aux espoirs que ces enfants mettent en nous, une magnifique aventure humaine et une rencontre à nulle autre pareille... Ce n’est pas uniquement une question d’argent. C’est aussi pour ces enfants une façon de retrouver des liens privilégiés et un équilibre indispensable pour un développement harmonieux.

Tout au long de la scolarité, les parrains et marraines reçoivent des nouvelles de leurs filleules et correspondent avec elles. Ils peuvent les rencontrer. C’est même un bonheur de leur rendre visite!

Aidés par notre équipe locale, nous nous engageons à maintenir le contact.

Nous offrons deux possibilités :

En france, vos dons et parrainages donnent droit à une réduction d'impôt dans la limite de 66% des sommes engagées.

Dons

Un soutien indispensable

Vous ne désirez pas vous engager sur le long terme, vous trouvez le parrainage trop contraignant?

Vous pouvez également contribuer au bien-être de tous les enfants en effectuant des dons réguliers ou ponctuels.

Ils sont indispensables pour financer la scolarité d’enfants n’ayant pas de parrain ou marraine, aider les familles les plus démunies, payer les frais médicaux de nos filleules, les sorties scolaires, la construction du nouveau home parasismique, etc.

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